Le feuilleton judiciaire autour de la finale de la dernière Coupe d’Afrique des nations (CAN) est entré dans une nouvelle phase. Ce jeudi, à Lausanne, en Suisse, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a auditionné les représentants du Sénégal et du Maroc, appelés à défendre leurs positions dans une affaire qui continue de diviser les deux fédérations.Sur le terrain, les Lions de la Téranga s’étaient imposés en prolongation au terme d’une finale particulièrement tendue.
La rencontre avait notamment été marquée par une interruption provoquée par le retrait temporaire des joueurs sénégalais, après l’attribution d’un penalty en faveur du Maroc. Plusieurs mois plus tard, le Jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) avait profondément rebattu les cartes.Le 17 mars dernier, l’instance d’appel de la CAF avait en effet annulé le résultat sportif et attribué la victoire au Maroc sur tapis vert, sur le score de 3-0, en s’appuyant sur les articles 82 et 84 du règlement de la compétition.
Une décision immédiatement contestée par la Fédération sénégalaise de football (FSF), qui a porté le dossier devant le TAS.À l’issue de l’audience, le secrétaire général de la FSF, Abdoulaye Sow, s’est exprimé avec prudence. « Nos avocats ont présenté notre plaidoirie, toutes nos observations et ont été entendus par la formation arbitrale », a-t-il déclaré à RMC Sport depuis Lausanne. Le dirigeant sénégalais a toutefois refusé de commenter le fond des débats, protégés par le secret de la délibération.
« Je ne peux pas dire ce qu’il s’est réellement passé, car c’est un secret de la délibération. Mais je peux assurer que le Sénégal s’est bien défendu », a-t-il ajouté.Désormais, les deux fédérations doivent attendre la décision du TAS, attendue dans les prochains jours ou semaines.
Les parties étant tenues de ne pas divulguer le contenu des débats, le Maroc a, de son côté, choisi de ne faire aucun commentaire à l’issue de l’audience. Une nouvelle étape s’achève donc dans ce dossier à rebondissements, dont l’ultime verdict appartient désormais à l’arbitrage sportif international.



