Officiellement lancée le lundi 12 octobre, la rentrée scolaire 2026-2027 se heurte encore aux conséquences des inondations dans plusieurs établissements de Pikine et de Guédiawaye. Selon L’Observateur, 61 écoles ont été touchées dans ces deux départements, dont 42 étaient toujours affectées au dernier pointage disponible.
Entre salles de classe inondées, documents administratifs détruits et conditions sanitaires préoccupantes, le retour à la normale reste incertain pour de nombreux élèves.Malgré les opérations de pompage, plusieurs établissements peinent à retrouver des conditions propices à la reprise des enseignements.
En déplacement à Nord-Foire, Cambérène et Pikine, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a salué les efforts déployés par la communauté éducative et les autorités locales. Il a néanmoins constaté des situations qui ne permettent pas, partout, une reprise immédiate des cours.
À l’école Élimane Ndiaye A et B, située près du centre de santé Talla Diop, les eaux stagnantes se mêlent aux eaux usées, exposant élèves et personnel à des risques sanitaires. Le ministre a ainsi reconnu que certains établissements devraient patienter quelques jours supplémentaires, la sécurité des enfants demeurant prioritaire.
À Pikine 20 B, dans le quartier Cité Diounkhop de Guédiawaye, la mobilisation de la communauté scolaire n’a pas suffi à effacer les dégâts. Le directeur, Seydou Nourou Sarr, témoigne des efforts consentis par les enseignants, les parents d’élèves, les membres du comité de gestion et les jeunes du quartier pour nettoyer les salles et la cour, malgré des moyens limités. La montée des eaux aurait atteint le deuxième tiroir de son bureau, emportant des documents administratifs et plus d’une centaine de livres. L’établissement attend toujours une désinfection des salles de classe, des toilettes et des canalisations avant d’envisager une reprise dans des conditions satisfaisantes.À Pikine 20 A, le constat est tout aussi préoccupant.
Son directeur, Adama Diop, explique que les eaux réapparaissent après chaque opération de pompage, sous l’effet de la remontée de la nappe phréatique. Trois salles seraient touchées, tandis que l’humidité menace de détériorer les tables-bancs. Aux difficultés matérielles s’ajoutent les mauvaises odeurs, la prolifération des moustiques et l’état des installations sanitaires, autant de facteurs qui rendent indispensable l’intervention des services d’hygiène.
Alors que l’année scolaire a officiellement démarré, la remise en état des établissements sinistrés demeure un préalable incontournable pour garantir aux élèves un environnement d’apprentissage sain et sécurisé.



