Spécialiste de la location de voitures de luxe, M. Sarr est désormais derrière les barreaux. Il a été placé sous mandat de dépôt sur ordre du Parquet du Pool judiciaire financier (PJF). Selon L’Observateur, qui rapporte les faits dans son édition de ce mercredi 15 janvier, il est accusé d’avoir perçu plus de 14 milliards de francs CFA entre 2020 et 2023 pour des prestations de location de véhicules haut de gamme.
Chaque année, M. Sarr facturait environ 2 milliards de francs CFA à l’État, sous le régime de Macky Sall, pour la mise à disposition de sa flotte de véhicules. Durant la campagne présidentielle du 24 mars dernier, de nombreuses personnalités de l’ancien régime ont utilisé ses voitures pour leurs déplacements, rapporte le journal.
Interrogé récemment par la Division des investigations criminelles (DIC), Sarr avait été relâché après avoir affirmé que ses factures reflétaient le standing des véhicules loués, incluant des marques prestigieuses telles que Toyota, Mercedes, BMW et Nissan Patrol. Cependant, ces explications n’ont pas convaincu le Parquet financier, qui a émis un mandat d’amener, exécuté par la DIC.
L’enquête a également mis en lumière une créance massive de plusieurs milliards que Sarr aurait encaissée peu avant la fin du mandat de Macky Sall. Ce virement aurait été autorisé sur instruction de l’ancien ministre des Finances, selon une source citée par L’Observateur.
L’affaire soulève de nombreuses interrogations sur la gestion des finances publiques et l’opacité de certains marchés conclus sous l’ancien régime.



