Face à la vague de démissions enregistrée au sein du PASTEF, Waly Diouf Bodiang, ancien Directeur général du Port autonome de Dakar, est sorti de sa réserve pour apporter sa lecture de la situation.
Dans une déclaration très commentée, cette figure du parti au pouvoir a tenu à rassurer les militants, estimant que ces départs ne constituent pas un signe de fragilité politique, mais relèvent plutôt d’un processus naturel de maturation interne.
« Un tamis révolutionnaire » selon Waly Diouf Bodiang
Revenant sur les récents départs, Waly Diouf Bodiang a employé une formule forte pour qualifier cette séquence politique :
« Les démissions sont les signes cliniques d’un tamis révolutionnaire. Toutes les révolutions ont connu des défections et des reniements qui les ont traversées comme pour les solidifier ».
Par cette analyse, il entend repositionner le débat en insistant sur la dimension historique et structurelle des transformations politiques, souvent marquées par des phases d’ajustement et de recomposition.
Une phase d’écrémage assumée
Pour l’ancien patron du Port de Dakar, cette période correspond à un véritable processus d’« écrémage » destiné à clarifier les engagements et à renforcer la cohésion interne du parti. Il estime que ces départs permettront, à terme, de consolider la base militante autour des valeurs fondatrices de PASTEF.
Dans un contexte politique marqué par des tensions et des repositionnements, il affiche sa confiance quant à la capacité de résilience de sa formation politique.
Cap sur 2029 : un appel à la mobilisation
Se projetant déjà vers les prochaines échéances électorales, Waly Diouf Bodiang appelle les militants à garder le cap et à faire preuve de sérénité.
« Seuls les vrais patriotes en béton armé seront au rendez-vous au soir de l’élection présidentielle de février 2029 », a-t-il affirmé.
Un message qui sonne comme un appel à la fidélité et à l’engagement, dans un contexte où le paysage politique sénégalais continue d’évoluer.



