Orano, le géant français des combustibles nucléaires, a annoncé une perte de 133 millions d’euros pour le premier semestre de l’année 2024, principalement attribuée aux difficultés rencontrées dans ses activités minières au Niger.
La situation s’est aggravée depuis que les autorités militaires ont pris le contrôle à Niamey. Le 24 juin dernier, la junte a officiellement retiré le permis d’exploitation pour la grande mine d’uranium « Permis IMOURAREN » à la société IMOURAREN SA, filiale d’Orano. Ce retrait a entraîné des dépréciations évaluées à 69 millions d’euros, comme l’a expliqué le directeur financier d’Orano, David Claverie.
En outre, la filiale Somair, la seule entreprise affiliée d’Orano exploitant une mine d’uranium à Arlit depuis 1971, fait face à d’énormes difficultés. Les problèmes logistiques ont empêché Somair d’exporter son concentré d’uranium, mettant l’entreprise dans une « situation de difficulté financière très importante » qui pourrait la conduire à une cessation de paiement à court ou moyen terme dans les mois à venir.
Cette série de revers au Niger représente un sérieux défi pour Orano, alors que la multinationale tente de naviguer à travers des obstacles politiques et opérationnels, tout en cherchant des solutions pour stabiliser ses activités dans la région.



