Le Nigeria et les États-Unis veulent donner un nouvel élan à leur coopération dans le secteur minier. Les deux pays ont signé, mercredi 23 septembre à New York, un accord-cadre destiné à attirer davantage d’investissements américains dans les ressources minières nigérianes.
Le document a été signé par Dele Alake, ministre nigérian du Développement des minerais solides, et Christopher Landau, secrétaire d’État adjoint américain, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.
Un secteur minier évalué à 700 milliards de dollars
Le Nigeria estime la valeur de ses ressources minérales à environ 700 milliards de dollars. Le nouvel accord doit favoriser les investissements dans plusieurs domaines, notamment l’exploration géologique, le développement et la transformation des minerais, les infrastructures ainsi que le renforcement des compétences techniques.
Pour Abuja, l’enjeu est également de réduire la dépendance aux exportations de matières premières. Le gouvernement souhaite développer davantage la transformation locale afin de créer des emplois et d’ouvrir de nouvelles opportunités aux entreprises nigérianes.
Le lithium au cœur des intérêts
Le Nigeria dispose notamment de gisements de lithium, une ressource essentielle à la fabrication des batteries. Le pays possède également des réserves d’or, d’étain, de pierres précieuses, de minerai de fer et de phosphate.
Le secteur du lithium attire déjà plusieurs investisseurs étrangers, notamment chinois. Washington cherche de son côté à diversifier ses chaînes d’approvisionnement en minerais considérés comme stratégiques.
Vers des partenariats entre entreprises
L’accord doit servir de cadre aux futures transactions entre entreprises américaines et nigérianes. Les deux gouvernements souhaitent ainsi faciliter la mise en place de projets dans différentes étapes de la chaîne de valeur minière.
Pour Abuja, la prochaine étape sera désormais de passer de l’accord aux projets concrets, avec l’identification d’investissements et de partenariats commerciaux.
Cette coopération intervient alors que le Nigeria cherche à accélérer la diversification de son économie et à mieux valoriser ses importantes ressources minières.



