Derrière une caméra brandie dans les tribunes d’un match de Navétanes se cachait une affaire judiciaire. G. B. Mendy, détenu à la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Mbour depuis le 9 octobre, est poursuivi après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo contenant des propos virulents contre la Gendarmerie nationale. Selon L’Observateur, le prévenu a également reconnu à la barre ne pas être un professionnel de la presse.
Un incident au stade municipal de Nguékhokh
Les faits remontent au 8 octobre, aux environs de 21 heures, au stade municipal de Nguékhokh. Ce soir-là, G. B. Mendy filmait la rencontre de Navétanes opposant les ASC Renaissance et Diambars.
D’après L’Observateur, le jeune homme s’était installé dans un périmètre interdit au public. Un gendarme chargé de la sécurité lui aurait alors demandé de quitter les lieux. Mais il aurait refusé d’obtempérer et tenté de franchir la barrière de sécurité.
Le gendarme l’a finalement interpellé avant de le libérer quelques minutes plus tard, rapporte le quotidien.
Une vidéo diffusée sur WhatsApp et TikTok
L’incident ne s’est toutefois pas arrêté au stade. Une fois rentré chez lui, G. B. Mendy aurait réalisé une vidéo à partir d’images du véhicule de service des gendarmes prises sur place.
Dans cette séquence, il aurait tenu des propos virulents contre la Gendarmerie nationale. Il l’aurait ensuite diffusée sur WhatsApp et TikTok, tout en invitant ses connaissances à la partager.
Selon L’Observateur, cette publication a suscité une vague d’hostilité envers la Gendarmerie. Le jeune homme a par la suite été interpellé par la brigade de gendarmerie de Nguékhokh, avant d’être placé sous mandat de dépôt à la prison de Mbour.
Le prévenu reconnaît ne pas être journaliste
À la barre, G. B. Mendy a d’abord maintenu qu’il exerçait le métier de journaliste et possédait une carte de presse. Cependant, interrogé par le procureur sur sa formation et l’organe de presse pour lequel il travaillait, il a fini par reconnaître qu’il n’était pas un professionnel des médias et ne disposait pas de carte professionnelle.
Pour expliquer son comportement, le prévenu a invoqué la colère. Malgré ses regrets, le procureur a requis quatre mois d’emprisonnement ferme.
Le tribunal doit rendre son délibéré le 27 octobre prochain. En attendant cette décision, l’affaire soulève la question des conséquences judiciaires des publications diffusées sur les réseaux sociaux.



