L’artiste sénégalaise Ndakhté Lo, révélée au grand public par Sen Petit Gallé, fait de nouveau parler d’elle avec son dernier clip « Defal Ni Ñun (Xarit) », un hommage à l’amitié. Toutefois, cette nouvelle sortie a suscité des critiques sur les réseaux sociaux, certains jugeant la vidéo « trop provocatrice ». Dans un entretien exclusif avec L’Observateur, l’interprète de « Glow up » a répondu fermement à ses détracteurs et a expliqué le concept derrière ce projet.
Un hommage à l’amitié, malgré les critiques
« Ce que les gens oublient souvent, c’est que nous sommes des artistes avant tout », a souligné Ndakhté Lo. Selon elle, le clip, loin d’être inapproprié, illustre le thème de l’amitié à travers une série de chorégraphies et de styles musicaux variés. Elle ajoute : « Dans le clip, la danseuse choisie incarne le rôle de mon amie. À travers nos mouvements, je célèbre cette amitié et lui exprime ma gratitude. » Le clip mêle plusieurs genres musicaux, notamment la salsa, le mbalakh et le rap, pour enrichir l’expression de ce lien d’amitié.
L’artiste a également défendu le choix de la danseuse qui l’accompagne : « Dans la partie salsa, je danse avec un homme, car il serait difficile de réaliser cette chorégraphie avec une femme. Dans les autres séquences, je chante et danse avec Fatou Sarr, une autre danseuse. Nous avons mis beaucoup de travail dans ce projet, et je pense que nous avons réussi à le rendre fidèle à notre vision. »
Assumer ses formes et sa féminité
Au cœur des critiques se trouve également l’apparence physique de l’artiste, notamment la mise en valeur de ses formes. Ndakhté Lo a réagi à ces commentaires en rappelant que chaque femme est façonnée par la nature, et que sa silhouette fait partie de son identité : « Pour être honnête, même une femme qui porte un jean dévoile ses formes. C’est la nature qui m’a façonnée ainsi, comme elle a façonné chaque femme différemment. » Elle met en avant la diversité des corps féminins, soulignant que certaines femmes, avec des formes généreuses, participent à des concours de beauté comme Miss « Diongoma », tandis que d’autres, plus minces, deviennent mannequins.
« Moi, je suis entre ces deux tailles », précise-t-elle. « Lorsque je porte un jean ou un body, cela met forcément mes formes en avant. Et c’est le cas pour toutes les femmes, sauf celles qui portent un voile. » Elle insiste sur le fait que son look n’est pas une stratégie marketing mais simplement une expression de sa personnalité et de son corps tel qu’il est.
Un engagement à respecter les valeurs et ses racines
Ndakhté Lo conclut en rappelant qu’elle reste fidèle à ses principes et à ses valeurs. « Non, ce n’était pas une stratégie marketing. Nous avons simplement donné ce qu’il fallait. » Elle évoque également son précédent clip, « Naby », où elle s’était entièrement voilée pour exprimer son respect pour le Prophète Mouhammad.
À travers cette réponse, l’artiste démontre sa volonté de rester fidèle à elle-même, tout en assumant ses choix créatifs et ses convictions. Si les critiques continuent, Ndakhté Lo semble prête à les accepter et à évoluer, tout en affirmant haut et fort sa vision artistique et son engagement envers ses racines.



