Le maire de Mbour, Cheikh Issa Sall, monte au créneau face aux tensions autour de la loi de finances rectificative (LFR) 2026. Il appelle les députés, particulièrement ceux du département, à faire preuve de responsabilité et met en garde contre les conséquences d’un éventuel rejet du texte sur plusieurs projets d’infrastructures attendus par les populations.
« On bloque et on bloque. On essaie de bloquer tout. Tout ce qui contribue au développement du Sénégal, des gens se sont unis, réunis, organisés pour faire du blocage », dénonce l’édile.
Trois projets majeurs en jeu pour Mbour
Pour Cheikh Issa Sall, les enjeux dépassent les rivalités politiques. L’adoption de la LFR 2026 pourrait avoir des conséquences sur trois projets importants pour le département : la construction d’une caserne de sapeurs-pompiers, la réfection et l’extension du lycée Demba Diop, ainsi que la construction d’un hôpital de niveau 3.
Le maire estime que ces infrastructures répondent à des besoins essentiels des populations mbouroises. Leur réalisation pourrait, selon lui, être compromise si le texte budgétaire n’est pas adopté.
Il interpelle ainsi les parlementaires du département, les invitant à privilégier les intérêts des citoyens.
« Nous espérons que nos députés, surtout les députés du département de Mbour, seront assez responsables pour ne pas suivre leur leader dans ces tentatives de blocage », lance-t-il.
« On ne fait pas de la politique pour bloquer un pays »
Le maire de Mbour considère que les désaccords politiques ne doivent pas entraver les efforts de développement. Il appelle les acteurs politiques à placer l’amélioration des conditions de vie des populations au centre de leurs décisions.
« Je crois qu’on ne fait pas de la politique pour essayer de bloquer un pays. On fait de la politique pour essayer de mieux gérer les affaires de la cité, pour contribuer à tout ce qui peut nous permettre d’atteindre des niveaux de développement acceptables et d’améliorer les conditions de vie de nos populations », martèle-t-il.
Cheikh Issa Sall critique également les démarches qu’il juge susceptibles de fragiliser le Sénégal et de compromettre le rétablissement de la confiance avec les partenaires techniques et financiers. Selon lui, les blocages parlementaires risquent de freiner la dynamique engagée avec ces partenaires.
Un plaidoyer lancé lors du démarrage de travaux routiers
Le maire s’exprimait lors du lancement de travaux de voirie d’un montant global de deux milliards de FCFA. Le programme concerne trois axes routiers stratégiques de la commune de Mbour : Sana Daffé, la route du marché Ngelaw traversant Santessou jusqu’au rond-point Pa Cissé, ainsi que la route de l’Oncad menant au rond-point Poulailler.
À cette occasion, l’édile a également évoqué des prières formulées après une lecture du Saint Coran, afin de demander la stabilité du pays et la poursuite de sa marche vers l’émergence et la souveraineté.
« Nous, au niveau du département de Mbour, nous serons les plus grands perdants si cette loi-là n’est pas votée », avertit-il.
Pour Cheikh Issa Sall, l’issue du débat parlementaire représente donc un enjeu important pour l’avenir du département et la concrétisation des projets annoncés.



