L’École supérieure d’économie appliquée (ESEA) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a accueilli la 13ᵉ édition de la Conférence internationale en économie, gestion et commerce international. Au cœur de cette rencontre scientifique, un panel de haut niveau consacré au thème : « Développement inclusif et transformation structurelle : quels leviers pour concilier croissance économique, emploi décent et réduction des inégalités territoriales ? ». Une réflexion qui intervient dans un contexte marqué par de profondes mutations économiques, sociales et technologiques.
Prenant la parole à cette occasion, le directeur général de l’ESEA, Ibrahima Ndiaye, a souligné que cette conférence est organisée en partenariat avec le Centre national de promotion scientifique et de l’innovation. Selon lui, cette initiative vise à alimenter la réflexion sur une problématique majeure des politiques publiques nationales, notamment en matière de promotion de l’économie sociale et solidaire. Il a également insisté sur les transformations structurelles qui redessinent actuellement les économies et les sociétés, avec la montée en puissance du numérique et de l’intelligence artificielle, mais aussi les impératifs liés au développement durable.
Le directeur général a par ailleurs rappelé que cette rencontre s’inscrit pleinement dans les missions de l’UCAD, où la recherche constitue un pilier fondamental. L’ambition est ainsi de réunir des chercheurs travaillant sur ces problématiques afin de confronter leurs analyses et de partager les résultats de leurs travaux. À l’issue des délibérations du comité scientifique, 34 communications ont été retenues. Présentées sur deux jours, elles aborderont plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’agriculture, l’intelligence artificielle, le transport et la mobilité. Les échanges devront déboucher sur des recommandations susceptibles d’éclairer et d’orienter la formulation des politiques publiques.
Représentant le ministre de la Microfinance, de l’Économie sociale et solidaire, empêché, son directeur de cabinet, Mamadou Ndiaye, a salué la pertinence du thème retenu. Il a notamment présenté l’économie sociale et solidaire comme un levier essentiel de développement territorial pour son département ministériel. « L’économie sociale et solidaire est, pour le ministère et le ministre, la clé du développement territorial », a-t-il affirmé. Il a également exprimé l’attente des autorités quant aux conclusions de cette rencontre, invitant les chercheurs à formuler des réflexions capables d’interpeller les acteurs publics sur les réalisations accomplies au cours des deux dernières années, période durant laquelle l’économie sociale et solidaire a, selon lui, gagné en importance.
Au-delà des échanges académiques, cette 13ᵉ édition entend ainsi rapprocher la recherche scientifique des réalités du terrain et des exigences de l’action publique, dans la perspective d’une croissance plus inclusive, créatrice d’emplois et soucieuse de réduire les disparités territoriales.



