La perspective d’un nouveau mandat de Gianni Infantino à la tête de la FIFA suscite des interrogations sur son éligibilité. Miguel Maduro, ancien président de la Commission de gouvernance de l’instance mondiale, conteste la possibilité d’une quatrième candidature du dirigeant italo-suisse.
Dans des propos rapportés par The Athletic, le juriste portugais estime que les statuts de la FIFA ne permettent pas à Gianni Infantino de briguer un nouveau mandat. Il invite ainsi ses opposants à saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour faire examiner la question.
Miguel Maduro s’appuie notamment sur l’article 33, paragraphe 2, des statuts de la FIFA. Cette disposition limite à trois le nombre de mandats présidentiels. Selon lui, Infantino a déjà été élu à trois reprises et ne peut donc pas prétendre à un quatrième mandat.
Le premier mandat au cœur du désaccord
La controverse porte principalement sur le décompte du premier mandat du président de la FIFA. Élu en 2016 pour achever le mandat de Sepp Blatter, Gianni Infantino a ensuite été réélu en 2019 et en 2023.
La FIFA considère que cette première période ne doit pas être prise en compte dans le calcul de la limitation des mandats. Une interprétation que Miguel Maduro rejette.
L’ancien responsable de la Commission de gouvernance estime que cette lecture ne correspond pas aux dispositions statutaires de l’organisation. Il considère également que seul l’organe de contrôle compétent pouvait se prononcer sur cette question.
Le TAS pourrait être saisi
Face à ce désaccord, une éventuelle quatrième candidature pourrait ouvrir un nouveau front juridique. Les opposants à Gianni Infantino sont ainsi invités à porter la question devant le Tribunal arbitral du sport.
Une telle démarche permettrait de soumettre son éligibilité à un examen juridique. En attendant, le débat reste centré sur l’interprétation des statuts de la FIFA et sur la manière de comptabiliser les mandats du dirigeant italo-suisse.



