Venue à Kaolack pour célébrer le Gamou auprès de son épouse, la visite d’un homme d’affaires a finalement tourné à la garde à vue. A. Cissé, spécialisé dans la vente de véhicules sur l’axe Banjul-Dakar, a été interpellé et placé en garde à vue au commissariat d’arrondissement de Ndorong.
Selon L’Observateur, l’homme d’affaires fait l’objet de plus de huit plaintes pour un préjudice estimé à 114,195 millions de francs CFA.
L’affaire a débuté le 27 août avec la plainte déposée par l’agent de police O. S. Mbaye. Ce dernier accuse A. Cissé d’avoir encaissé 1,8 million de francs CFA pour l’achat d’un véhicule qui ne lui aurait finalement jamais été livré. Malgré les demandes de remboursement, la somme n’aurait pas été restituée.
L’interpellation du mis en cause a ensuite conduit d’autres personnes à se présenter au commissariat de Ndorong. Plusieurs dossiers similaires ont ainsi été signalés aux enquêteurs.
Lors de son audition, A. Cissé aurait reconnu connaître les différents plaignants et avoir effectivement perçu les sommes versées pour des commandes de véhicules. Il aurait toutefois expliqué ces difficultés par une situation financière compliquée. Il aurait également reconnu avoir, dans certains échanges tendus avec des clients, proféré des injures.
Parmi les personnes qui s’estiment lésées figurent notamment un guide religieux, un policier et un agent des Douanes. Le mis en cause reconnaît devoir 1,8 million de francs CFA à Omar S. Mbaye, 1,2 million à Cheikh Kassé, 1,1 million à El H. S. Diongue, 475 000 francs CFA à Mbaye Thiam et 4,6 millions à Badou Mbow.
Le dossier le plus conséquent concerne le guide religieux Cheikh Ibrahima Nacir Niass. A. Cissé reconnaît lui devoir une Toyota Land Cruiser neuve, sous douane, dont la valeur est estimée à 100 millions de francs CFA.
À cela s’ajoutent une dette de 3,02 millions de francs CFA envers l’agent des Douanes El H. Mbaye Sy ainsi qu’un véhicule Chrysler, évalué à 2 millions de francs CFA, qui serait dû à la ressortissante gambienne Ajuma Nyan.
L’enquête pourrait encore prendre de l’ampleur. Selon L’Observateur, le montant du préjudice est susceptible d’évoluer si de nouvelles plaintes sont déposées contre l’homme d’affaires.



