Le chef de l’État doit accorder une interview ce samedi à deux chaînes privées, Walf TV et TFM. La rencontre sera encadrée par le directeur général de la RTS, Pape Alé Niang, mais aucun journaliste de la télévision publique ne participera aux échanges, une situation qui suscite des critiques.
Ancien membre de la maison, Martin Faye dénonce ce qu’il considère comme une mise à l’écart de la télévision nationale. S’il salue l’initiative de l’entretien, il estime que la forme choisie pose problème, jugeant inadmissible que la RTS soit cantonnée à un rôle de simple modérateur sans pouvoir poser de questions.
Il s’interroge également sur la représentativité médiatique de l’exercice, estimant que limiter l’échange à deux journalistes de chaînes privées exclut d’autres acteurs essentiels du paysage médiatique, notamment la presse écrite, les radios et les médias en ligne. Pour lui, la télévision publique, financée par tous les citoyens, ne devrait pas être réduite à un rôle secondaire.
Martin Faye va plus loin en évoquant un possible « copinage médiatique », estimant que le pluralisme de la presse ne peut se résumer à une sélection restreinte de médias. Il appelle ainsi à une meilleure inclusion des différents organes de presse lors des prochaines interviews présidentielles, avec une place clairement accordée à la RTS.


