Le Mali a été secoué le samedi 25 avril par une série d’attaques terroristes d’ampleur, touchant plusieurs localités, dont Kati, Bamako et Kidal. Ces offensives coordonnées ont été attribuées à des groupes armés qualifiés de « barbus » par les autorités locales.
Selon des informations relayées par le ministère russe de la Défense, les assaillants auraient été mobilisés en grand nombre, avec des estimations dépassant les 12 000 combattants engagés, tandis qu’environ 2 500 auraient été neutralisés lors des affrontements. Ces chiffres, qui n’ont pas pu être vérifiés de manière indépendante, illustrent néanmoins l’intensité des combats.
Cette situation a suscité de vives réactions au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), notamment au Niger. Le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, avait déjà mis en garde, dès novembre 2025, contre la préparation d’opérations terroristes de grande envergure visant les pays de la région.
Selon lui, certaines réunions organisées dans le Sahel auraient abouti à des plans visant à déstabiliser les États de la zone. Il évoquait notamment un projet supposé de fragmentation du Mali en plusieurs entités, qu’il qualifiait « d’émirats », citant des zones comme le FLA (Front de Libération de l’Azawad), le centre du pays autour de Mopti, ainsi que des régions du nord et de l’est.
Toujours selon ses déclarations, le Burkina Faso et le Niger auraient également été concernés par ces menaces, avec une volonté de les placer sous une même influence. Il affirmait par ailleurs que les groupes armés bénéficieraient d’appuis extérieurs, notamment d’un soutien logistique et de renseignements aériens leur permettant de suivre les mouvements des forces de défense et de sécurité.
Ces accusations, dans un contexte régional déjà très instable, continuent d’alimenter les tensions et les inquiétudes autour de la sécurité au Sahel.



