Les plaintes se sont multipliées autour des plages de Malibu et de Gadaye ainsi que sur la VDN 3. Après plusieurs signalements, les policiers ont interpellé W. Sakho, surnommé « Ndioum Sakho », à la cité Comico de Guédiawaye. Selon L’Observateur, il est soupçonné d’être impliqué dans plusieurs agressions visant des personnes isolées.
D’après le quotidien, le suspect aurait agi avec plusieurs complices présumés. Leurs cibles étaient diverses : automobilistes immobilisés par une panne, conducteurs de deux-roues, sportifs venus s’entraîner ou simples promeneurs.
Les agressions présumées auraient principalement eu lieu pendant la nuit et à l’aube. Le mode opératoire consistait à repérer des personnes vulnérables ou isolées avant de les attaquer. La stature de W. Sakho, présenté comme un lutteur, aurait également servi à intimider certaines victimes.
L’ampleur des signalements a progressivement attiré l’attention des forces de l’ordre. Une quinzaine de plaintes auraient été enregistrées entre le commissariat central et le poste de police de Wakhinane-Nimzatt. Des témoignages ont également circulé sur les réseaux sociaux. Un ressortissant européen aurait notamment dénoncé une agression sur la VDN 3.
Un suspect déjà condamné en 2024
W. Sakho n’en serait pas à sa première confrontation avec la justice. Selon L’Observateur, il avait été interpellé dans la nuit du 22 au 23 avril 2024, avant d’être condamné, en mai de la même année, à deux ans de prison ferme.
Le journal rapporte qu’après sa libération, il aurait reconstitué un groupe et repris les activités qui lui sont actuellement reprochées.
Son appartenance au milieu de la lutte avait également fait l’objet de vérifications lors de la précédente procédure. D’abord présenté comme membre de l’école de lutte Balla Gaye, il aurait été désavoué par cette structure. Il avait ensuite déclaré être pensionnaire de l’école Ndiaga Sarr.
Lors de sa nouvelle interpellation à la cité Comico, les policiers auraient rencontré une résistance avant de parvenir à le maîtriser et à le conduire dans leurs locaux.
Placée en garde à vue, la personne mise en cause a ensuite fait l’objet de nouvelles opérations d’identification. Une dizaine de victimes présumées se sont présentées auprès des enquêteurs pour participer aux reconnaissances et donner suite à leurs plaintes.
D’autres plaignants étaient encore attendus pour compléter le dossier, rapporte le quotidien.



