Cette année, le projet de Loi de finances initiale (LFI) pour 2025 sera soumis à un examen dans des délais exceptionnels, a annoncé hier Bassirou Diomaye Faye, soulignant l’urgence de préparer ce budget dans les plus brefs délais. Il a ainsi demandé au gouvernement d’intensifier ses efforts pour finaliser ce projet.
Suite à la victoire électorale du parti présidentiel aux législatives, le Président de la République a donné des instructions claires au gouvernement pour qu’il se prépare à faire face aux urgences économiques. Bassirou Diomaye Faye a, en ce sens, exhorté le Premier ministre, le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, ainsi que le ministre des Finances et du Budget, à accélérer la préparation de la LFI 2025, qui sera examinée dans un délai exceptionnellement court.
À titre de rappel, à la même époque l’an dernier, les députés de la 14e législature avaient déjà entamé l’examen du projet de Loi de finances 2024. Or, cette année, la situation semble différente : selon le journal Le Quotidien dans son édition du 20 novembre 2024, « pour la première fois depuis longtemps, le Sénégal arrive au mois de décembre sans que l’Assemblée nationale ait débuté les débats sur l’orientation budgétaire ». Si les parlementaires ne parviennent pas à accélérer le processus, les Sénégalais risquent de ne connaître les priorités économiques et politiques du nouveau gouvernement qu’à partir de janvier 2025, alors que le pays doit répondre à des enjeux urgents.
Le communiqué du Conseil des ministres indique également que le Président a salué la qualité du travail gouvernemental au cours des huit premiers mois de l’année, soulignant les réussites dans l’organisation de deux élections nationales majeures. Il a félicité chaque membre du gouvernement pour sa mobilisation durant cette période exceptionnelle, marquée par des ajustements et la reddition des comptes.
Par ailleurs, une autre priorité a été mise en avant par le Président Faye : la campagne de commercialisation de la production agricole. Il a insisté sur la nécessité de protéger les intérêts des producteurs agricoles, notamment en garantissant une rémunération juste de leurs produits et en soutenant le développement de l’industrie nationale, dans une optique de renforcement de la souveraineté économique. À cet égard, il a demandé au gouvernement de fixer un prix équitable pour le kilogramme d’arachide au producteur.
Le Président a aussi proposé une collaboration entre le Premier ministre, les ministres de l’Agriculture et de l’Industrie, ainsi que les acteurs du secteur, pour définir une stratégie commune visant à sécuriser les revenus des producteurs et à moderniser l’industrie locale de transformation de l’arachide. Enfin, il a invité le Premier ministre à organiser, dans les plus brefs délais, un Conseil interministériel pour définir les actions à mener lors de la campagne de commercialisation agricole.
Ce double enjeu, budgétaire et agricole, se révèle crucial pour le développement économique du pays, et le gouvernement a été appelé à agir rapidement pour répondre aux besoins pressants des citoyens.



