La présidence de la République s’est mobilisée ce jeudi 24 septembre 2026 autour d’une journée de don de sang. Militaires et civils ont participé à cette initiative, organisée alors que le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) fait face à une situation préoccupante concernant ses réserves.
Cette mobilisation intervient quelques semaines après l’alerte lancée par le CNTS. En août, l’organisme avait appelé à une mobilisation nationale, alors que les stocks de sang avaient fortement diminué.
Une mobilisation qui dépasse l’urgence
La baisse des réserves s’expliquait notamment par les besoins importants des structures sanitaires après plusieurs événements religieux organisés entre fin juillet et début août.
Quelques semaines plus tard, la présidence a décidé de répondre à cet appel. Une initiative saluée par le directeur du CNTS, Dr Daouda Seck.
« Nous avons été satisfaits parce que nous avons eu même plus que ce que nous espérions », a-t-il déclaré à propos de la collecte organisée à la présidence.
Pour le responsable, cette mobilisation constitue une réponse concrète à une situation qui reste fragile. Il souhaite toutefois que l’initiative s’inscrive dans la durée.
Deux journées de don par an à la présidence
Dr Daouda Seck plaide ainsi pour l’organisation régulière de journées de don de sang au sein de la présidence de la République.
« Il est important pour nous de pérenniser cela, au moins avoir deux journées de don de sang par année au niveau de la présidence de la République », a-t-il insisté.
Une volonté également exprimée par El Hadj Ndiogou Diouf, conseiller spécial à la présidence. Selon lui, le don de sang repose avant tout sur la solidarité.
« Le sang ne se fabrique pas, il ne s’achète pas, il ne se vend pas », a-t-il rappelé, soulignant qu’il repose sur « un acte de générosité, un acte de foi, un acte de citoyen ».
Appel à une mobilisation nationale
La présidence souhaite désormais que cette initiative puisse inspirer d’autres administrations et l’ensemble de la population.
« Notre souhait est que cette activité soit pérenne, organisée par toutes les administrations, toutes les couches de la population », a déclaré le conseiller spécial.
Chaque don peut contribuer à répondre aux besoins des patients. El Hadj Ndiogou Diouf rappelle ainsi qu’« un don de sang permet de sauver trois vies ».
Pour le CNTS, la mobilisation de la présidence constitue donc un soutien important. Mais le défi reste de transformer ces opérations ponctuelles en rendez-vous réguliers afin de renforcer durablement les réserves nationales.
Car dans les structures sanitaires, les besoins en sang restent constants.



