La tension monte d’un cran dans le détroit d’Ormuz. Selon Reuters, les attaques visant les navires tentant de franchir ce passage stratégique ont atteint, cette semaine, leur niveau hebdomadaire le plus élevé depuis le début de la guerre.Face à l’aggravation des risques, les armateurs sont contraints de renforcer considérablement les rémunérations proposées aux équipages prêts à naviguer dans cette zone hautement exposée.
D’après l’agence britannique, certains capitaines peuvent désormais percevoir jusqu’à 100 000 dollars par mois, soit plus de 58 millions de francs CFA, pour accepter de traverser le détroit.Cette prime exceptionnelle illustre l’ampleur du risque auquel sont confrontés les professionnels du transport maritime.
Situé entre l’Iran et Oman, le détroit d’Ormuz constitue l’une des principales voies d’acheminement des hydrocarbures dans le monde. Toute perturbation durable de la navigation pourrait donc avoir des conséquences importantes sur l’approvisionnement énergétique international.L’escalade fait également planer une menace croissante sur la sécurité du trafic maritime dans le Golfe.
Elle pourrait entraîner une nouvelle flambée des primes d’assurance, renchérir les coûts de transport et, à terme, accentuer les tensions sur les marchés énergétiques mondiaux.



