Le lutteur Papa Boy Djiné, de son vrai nom Doudou Diop, a été placé sous mandat de dépôt dans le cadre d’une procédure pour détention présumée de chanvre indien. Il doit comparaître ce lundi devant le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye.
Selon le procès-verbal n°533/2026 de la Brigade de Recherches de Keur Massar, l’enquête a été ouverte le 25 juin 2026 à la suite d’un renseignement signalant l’existence d’un présumé réseau de trafic de chanvre indien qui serait dirigé par le lutteur, domicilié au quartier Gounass, à Guédiawaye. La source indiquait qu’une importante quantité de drogue aurait été entreposée dans un local fermé situé sur la terrasse de son domicile.
À la suite de plusieurs opérations de surveillance, les enquêteurs se sont rendus au domicile de Papa Boy Djiné le 25 juin, aux environs de 17 heures. En son absence, alors qu’il se trouvait à une séance d’entraînement, la perquisition a été effectuée en présence de son épouse, la danseuse Ndèye Guèye.
Au cours des recherches, les gendarmes ont découvert un pot en fer utilisé comme cendrier contenant des résidus ainsi que des graines de chanvre indien. Le récipient a été saisi comme pièce à conviction. En revanche, la quantité de drogue évoquée dans le renseignement initial n’a pas été retrouvée lors de la perquisition.
Convoqué à la Brigade de Recherches, Papa Boy Djiné s’est présenté le 29 juin 2026. Lors de son audition, il a reconnu être l’occupant du local où les résidus ont été découverts, tout en précisant que cet espace était également fréquenté par d’autres lutteurs de son entourage.
Interrogé sur sa consommation de chanvre indien, il a déclaré aux enquêteurs : « Oui, j’en suis consommateur, et ce depuis un certain temps déjà. » Il a également reconnu que le cendrier contenant les graines de cannabis lui appartenait.
Les enquêteurs lui ont ensuite demandé de révéler l’identité de son fournisseur présumé. Selon le procès-verbal, le lutteur a refusé de répondre à cette demande, déclarant : « Je ne saurais vous l’indiquer. Je préfère assumer seul la responsabilité de mes actes. »
L’affaire sera examinée ce lundi par le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye, qui devra se prononcer sur les faits reprochés au lutteur.



