Plusieurs sites internet de villes et départements français sont devenus inaccessibles ce mardi, après une série d’attaques informatiques revendiquées par un groupe de hackers nommé NoName. Ces cyberattaques seraient motivées par le soutien affiché de la France à l’Ukraine.
Parmi les sites touchés figurent ceux des villes de Marseille, Tarbes et du département de Haute-Garonne, qui étaient inaccessibles ou disponibles de manière intermittente en fin d’après-midi. NoName, un groupe connu pour des actions similaires et affilié à la défense des intérêts russes, a revendiqué ces attaques sur X (anciennement Twitter).
Le parquet de Paris a confirmé s’être saisi de l’affaire et a confié l’enquête à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Le groupe de hackers affirme également avoir ciblé les sites des villes de Nantes, Bordeaux, Poitiers, Pau, Nîmes, Nice, Angers, Le Havre, Montpellier, ainsi que ceux des départements des Landes, de la Polynésie française et de Nouvelle-Calédonie. Cependant, la plupart de ces sites restaient accessibles ce mardi.
Christian Estrosi, maire de Nice, a confirmé que le site de sa ville avait bien été attaqué, tandis que la mairie de Marseille a précisé que les serveurs de son hébergeur, OVH, ont été la cible d’une cyberattaque. Cette offensive a activé des mécanismes de protection, rendant les sites temporairement inaccessibles.
Malgré les revendications, plusieurs collectivités, comme les villes de Pau, Angers ou le département des Landes, ont signalé n’avoir constaté aucun incident notable.
Les attaques dites DDoS (déni de service distribué) utilisées par NoName consistent à saturer un site internet avec un volume massif de requêtes automatisées, rendant le site indisponible pour les utilisateurs légitimes. Benoît Grunemwald, expert en cybersécurité chez ESET, explique que ces actions n’ont pas pour objectif de voler des données personnelles, mais visent plutôt à créer un climat d’insécurité numérique et à servir de propagande.



