La procédure judiciaire visant plusieurs responsables politiques ivoiriens prend une nouvelle tournure. Aziz Thiam, vice-président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), a été inculpé de 17 chefs d’accusation et placé sous contrôle judiciaire après sa comparution devant la section antiterroriste du tribunal de première instance d’Abidjan.
L’information a été rapportée par le quotidien national Fraternité Matin. Les poursuites concernent également deux autres cadres du PDCI-RDA, Roger M’Bia et Georges Philippe Ezaley, qui font chacun l’objet de 17 chefs d’accusation.
Des accusations liées aux tensions électorales de 2025
Selon Fraternité Matin, les trois responsables politiques sont notamment poursuivis pour des faits qualifiés d’« actes terroristes », d’« assassinat » et d’« attentat contre l’autorité de l’État ».
Les faits qui leur sont reprochés seraient liés aux tensions électorales survenues avant, pendant et après l’élection présidentielle de 2025.
À ce stade, les accusations rapportées relèvent de la procédure judiciaire et ne constituent pas une déclaration de culpabilité. Le placement sous contrôle judiciaire signifie que les personnes concernées restent soumises aux obligations fixées par la justice dans le cadre de l’instruction.
Un responsable du PPA-CI également concerné
Cette affaire touche également un responsable du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI). Fabrice Lago, secrétaire général adjoint de cette formation politique, a lui aussi été placé sous contrôle judiciaire le 23 octobre dernier pour des faits similaires, selon les informations rapportées.
Ces procédures interviennent dans un contexte marqué par les tensions politiques liées à la présidentielle de 2025 en Côte d’Ivoire. Les suites judiciaires de ces dossiers restent attendues.



