Dans l’est de la République démocratique du Congo, la ville de Kalembe, située dans la province du Nord-Kivu, est tombée sous le contrôle des rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, après de violents combats le dimanche 20 octobre. Ces affrontements opposent les insurgés à des groupes armés progouvernementaux connus sous le nom de « Wazalendo ». Selon des sources médicales, au moins quatorze civils ont été blessés, entraînant un nouveau déplacement de populations dans la région.
Les combats ont débuté aux premières heures du matin, vers 5h00, avec une attaque surprise du M23 ciblant des positions stratégiques des Wazalendo. Des détonations d’armes lourdes ont retenti, créant une tension palpable dans la ville. Malgré une contre-attaque lancée par les Wazalendo en début d’après-midi, ils n’ont pas réussi à reprendre Kalembe, qui est désormais sous le contrôle des rebelles.
Marcellin Shenkuku, porte-parole du Nduma Defense of Congo-Rénové (NDC-R), un groupe armé allié à l’armée congolaise, a contesté les informations selon lesquelles le M23 contrôlerait la ville, affirmant que des combats avaient eu lieu et que les rebelles avaient subi des pertes.
Kalembe, qui compte plus de 40 000 habitants, est une agglomération stratégique. Située dans le territoire de Masisi, Rutshuru et Walikale, elle offre un accès direct à des zones riches en minerais, ce qui en fait un enjeu crucial dans le conflit.
Les combats interviennent après plusieurs semaines d’accalmie, tandis que des négociations entre le Rwanda et Kinshasa peinent à progresser à Luanda. Les Wazalendo sont toujours présents aux abords de Kalembe, laissant planer une incertitude sur l’évolution de la situation dans cette région déjà fragile.



