À l’Assemblée nationale, Barthélémy Dias, élu député sous la bannière de Samm Sa Kaddu, pourrait être destitué en raison d’une condamnation antérieure. Cependant, plusieurs figures de la société civile appellent à la prudence et à la respect du choix populaire.
Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International section Sénégal, estime que le Parlement ne devrait pas entamer une procédure de destitution contre Barthélémy Dias. Selon lui, l’Assemblée nationale doit honorer le mandat confié par les électeurs. « Puisque les autorités n’ont pas contesté la candidature de Barthélémy Dias, elles doivent le laisser exercer le mandat qu’il a reçu du peuple sénégalais. L’Assemblée a besoin de sa voix forte et discordante pour enrichir les débats », a écrit Gassama sur le réseau social X, en appelant à l’intervention du Premier ministre Ousmane Sonko et du président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye.
Alioune Tine, président d’Africajom Center, a également pris position contre cette procédure de destitution. Il a souligné que Barthélémy Dias est une figure majeure de l’opposition, élu légitimement à l’Assemblée nationale, et que sa destitution serait une atteinte à la démocratie sénégalaise. « La cohérence juridique, politique et le bon sens doivent conduire à accepter et respecter le mandat souverainement confié par le peuple. Ce serait un coup dur pour la démocratie que de chercher à éliminer politiquement Barthélémy Dias », a-t-il déclaré.
Dans ce contexte, le débat sur la légitimité de la procédure de destitution de Barthélémy Dias soulève des questions cruciales sur le respect du choix électoral et la préservation des principes démocratiques au Sénégal.



