L’ingénieur en génie civil Kéba Faye, 38 ans, marié et père de trois enfants, est actuellement dans une situation judiciaire délicate. Jugé pour attentat à la pudeur avec violence, il encourt une peine de deux ans de prison ferme. Les faits remontent à un rendez-vous avec Kelly F. D. Minkoue, une étudiante béninoise, avec qui il entretenait une relation amoureuse.
Leur rencontre a eu lieu en septembre 2024, après que Kéba Faye l’a abordée devant une école de formation. Après plusieurs échanges via WhatsApp, leur relation s’est rapidement intensifiée. Le samedi fatidique, Kéba invite Kelly à un dîner dans un restaurant chic de Dakar. À la fin du repas, au lieu de la raccompagner directement chez elle, il gare sa voiture sur la VDN et tente de lui imposer des avances sexuelles. Face au refus de la jeune femme, il devient insistant et la contraint à des gestes intimes.
Lors de l’audience, Kéba Faye a reconnu les faits sans hésitation, regrettant son comportement. « Je ne pouvais plus me maîtriser… », a-t-il déclaré, expliquant que la situation l’avait excité au point de perdre le contrôle. Il a sollicité la clémence du tribunal.
De son côté, la victime, Kelly, a relaté une scène traumatisante où, enfermée dans la voiture, elle a subi des attouchements violents de la part de l’accusé. Elle a décrit comment Kéba Faye a déverrouillé son pantalon et tenté de la forcer, avant d’éjaculer sur elle. Effrayée et sans possibilité de s’échapper, Kelly a refusé toutes les avances de son agresseur.
L’avocat de la victime, Me Ibrahima Mbengue, a révélé que Kéba Faye avait déjà été accusé de faits similaires par deux autres étudiantes, bien que ces dernières aient retiré leurs plaintes. L’avocat a demandé que l’ingénieur soit mis « hors d’état de nuire », réclamant symboliquement un franc de dommages et intérêts.
Pour sa défense, Me Moussa Diouf a contesté les accusations d’attentat à la pudeur, arguant que les deux parties étaient engagées dans une relation amoureuse et que les gestes posés étaient consensuels au départ. Il a plaidé pour la relaxe, ou à défaut, une application clémente de la loi pénale.
Le procureur a jugé les faits d’attentat à la pudeur avec violence établis, invoquant l’article 433 du code pénal, et a requis deux ans de prison ferme contre Kéba Faye.
L’affaire a été mise en délibéré au 21 octobre prochain, laissant planer une issue incertaine pour l’ingénieur, dont la vie familiale et professionnelle est désormais en jeu.



