Une affaire présumée d’escroquerie liée à la vente en ligne fait l’objet d’une enquête de la Division spéciale de cybersécurité. Selon le quotidien Libération, plusieurs acheteurs accusent un vendeur d’avoir encaissé des avances pour des marchandises jamais livrées. Le préjudice provisoire est estimé à 2,5 millions de francs CFA.
L’affaire a débuté par une plainte collective visant les comptes TikTok « Ndindy Deco » et « Dms Import ». Par la suite, d’autres personnes se sont présentées aux enquêteurs pour dénoncer des faits similaires. Le compte « Globalimportetdeco » est également cité dans le dossier.
Les offres publiées concernaient notamment des mannequins en plastique, des équipements destinés au commerce et des articles de décoration.
Des acomptes encaissés, des livraisons jamais effectuées
D’après les témoignages recueillis, les échanges avec le vendeur se poursuivaient sur WhatsApp. Les acheteurs intéressés devaient verser un acompte par l’intermédiaire de Wave.
Les sommes déboursées par les premiers plaignants variaient entre 30 000 et 180 000 francs CFA. Cependant, après réception de l’argent, les livraisons auraient été reportées à plusieurs reprises.
Les clients auraient ensuite perdu tout contact avec le vendeur, qui les aurait bloqués. Selon les déclarations rapportées, le mis en cause aurait également changé les noms de ses comptes lorsque ses pratiques étaient dénoncées.
Un préjudice estimé à 2,5 millions de FCFA
Face à la multiplication des plaintes, plusieurs acheteurs ont décidé de se regrouper sur WhatsApp. Leur collectif comptait 27 membres actifs.
Le préjudice financier a provisoirement été évalué à 2,5 millions de francs CFA. Entendu par les enquêteurs, Issa Diakhaté aurait reconnu les faits, selon Libération. Il aurait expliqué son comportement par sa situation de précarité.
Les plaignants remboursés par la mère du mis en cause
L’affaire a connu une évolution après l’intervention de la mère du mis en cause. Selon le quotidien, celle-ci a procédé au remboursement des personnes qui s’étaient présentées à la Division spéciale de cybersécurité.
Les plaignants concernés ont ensuite été réentendus par les enquêteurs afin de confirmer les remboursements reçus. Ils ont finalement décidé de se désister de leurs plaintes.



