La tension monte en Arabie saoudite après une nouvelle série d’attaques visant des infrastructures stratégiques du royaume. Au lendemain d’une frappe meurtrière contre l’aéroport international King Khalid de Riyad, qui a fait 13 morts et 309 blessés selon un bilan provisoire, la capitale saoudienne a de nouveau été ciblée dimanche 11 octobre.
L’Autorité saoudienne de l’aviation civile a fait état de plusieurs blessés, tandis que des explosions ont été entendues dans différents secteurs de la ville.L’aéroport international de Dammam, situé dans l’est du pays, a également été visé par une nouvelle frappe dimanche soir.
Selon l’Autorité saoudienne de l’aviation civile, les opérations d’évaluation des dégâts et de vérification de la sécurité des installations se poursuivent en coordination avec les services compétents. Les circonstances précises de ces attaques ainsi que l’étendue des dommages restent à déterminer.
Dans un communiqué, les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué plusieurs opérations contre les aéroports de Riyad et de Dammam, ainsi que contre des infrastructures énergétiques saoudiennes. Leur porte-parole, Yahya Saree, a affirmé que les attaques avaient été menées en trois phases et visaient notamment une installation gazière et une raffinerie de pétrole appartenant au groupe pétrolier public Aramco.
Ces revendications interviennent dans un contexte de fortes tensions régionales, alors que les infrastructures aéroportuaires et énergétiques du royaume sont de nouveau exposées à des menaces.Le bilan de l’attaque menée samedi contre l’aéroport de Riyad s’est également alourdi. Après l’annonce initiale de douze morts, les autorités ont fait état de treize victimes, à la suite du décès d’un ressortissant indien qui avait été blessé lors de la frappe.
L’ambassade de l’Inde en Arabie saoudite a confirmé sa mort dimanche et présenté ses condoléances à sa famille. Les autorités saoudiennes poursuivent leurs investigations afin de préciser les circonstances de cette attaque particulièrement meurtrière.Sur le plan diplomatique et militaire, Washington envisage une éventuelle participation aux frappes contre les Houthis. Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il prendrait une décision « très rapidement ».
Les États-Unis soutiennent déjà l’Arabie saoudite, notamment à travers leurs ventes d’armes et leur coopération en matière de renseignement. De son côté, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a condamné ce qu’il a qualifié d’« horrible attaque terroriste » contre l’aéroport de Riyad, exprimant ses condoléances aux familles des victimes.Alors que de nouvelles explosions ont été entendues dimanche dans la capitale saoudienne, l’enchaînement des attaques contre les aéroports et les installations énergétiques fait craindre une nouvelle escalade.
L’évolution de la situation dépendra notamment de la réponse des autorités saoudiennes et de la décision de Washington concernant un éventuel engagement militaire direct contre les rebelles houthis.



