Battu à l’élection présidentielle brésilienne, le sénateur conservateur Flavio Bolsonaro a quitté le Brésil avec sa famille avant de transiter par l’Argentine, d’où ils ont embarqué à bord d’un avion privé à destination de Guayaquil, en Équateur. Ce départ intervient dans un contexte de tensions judiciaires autour de ses passeports et alors que le fils de l’ancien président Jair Bolsonaro n’a toujours pas reconnu sa défaite électorale.
Selon la Direction nationale des migrations argentine, Flavio Bolsonaro a franchi la frontière terrestre entre le Brésil et l’Argentine muni de documents de voyage en règle au moment de son passage. Il a ensuite embarqué à bord d’un vol privé affrété par la compagnie Baires Fly S.A., à destination de Guayaquil. D’après le site spécialisé FlightRadar, l’appareil a décollé de Puerto Iguazú, dans le nord-est de l’Argentine, peu après minuit, dans la nuit de mardi à mercredi.
Ce déplacement intervient après une décision judiciaire ordonnant au sénateur de remettre ses passeports aux autorités brésiliennes. Lundi, il avait annoncé son intention de se conformer à cette injonction. Il ne s’est toutefois pas exécuté. Selon une source policière citée par l’Agence France-Presse (AFP), ses documents de voyage ont été annulés mardi, y compris son passeport diplomatique lié à son mandat parlementaire.
Mardi, plusieurs médias américains avaient affirmé que Flavio Bolsonaro avait fui vers les États-Unis, sans pouvoir confirmer cette information de manière étayée. L’administration de Donald Trump avait également annoncé son intention de lui accorder un visa. Toutefois, les autorités argentines ont indiqué que le vol emprunté par le sénateur et sa famille avait pour destination déclarée Guayaquil, en Équateur. Rien ne permet, à ce stade, d’affirmer que les États-Unis constituent leur destination finale.
Sur le plan politique, Flavio Bolsonaro n’a toujours pas reconnu sa défaite face au président sortant de gauche, Luiz Inácio Lula da Silva, réélu dimanche avec 52 % des suffrages, selon les résultats rapportés. Ce départ à l’étranger, intervenu dans un contexte de bras de fer judiciaire, soulève désormais des interrogations sur la suite de son parcours et sur les conséquences de la non-exécution de l’ordre de remise de ses passeports.



