Suite aux révélations de la presse suédoise concernant une enquête pour viol qui pourrait viser Kylian Mbappé, les regards sont désormais tournés vers les prochaines étapes de l’enquête menée par les autorités suédoises. Le procureur Marina Chirakova a confirmé l’ouverture d’une enquête pour viol, bien que le nom de l’attaquant du Real Madrid n’ait pas été explicitement mentionné.
Le point sur l’enquête
Selon des documents judiciaires consultés par l’AFP, les faits auraient eu lieu le jeudi 10 octobre au Bank Hotel à Stockholm, où Mbappé et son entourage séjournaient. La plaignante, qui a porté plainte, a subi un examen médical et a été interrogée par la police suédoise. Des prélèvements ont été réalisés dans la chambre d’hôtel, et plusieurs objets, dont des vêtements, ont été saisis dans le cadre de l’enquête.
Cependant, l’avocate de Kylian Mbappé, Me Marie-Alix Canu-Bernard, a déclaré ignorer si son client est effectivement visé par cette enquête, comme l’ont rapporté les médias suédois Aftonbladet et Expressen.
Quelles sont les prochaines étapes ?
Selon Malin Kühn, procureure interrogée par l’AFP, l’enquête suit son cours, avec une priorité donnée à la collecte de preuves matérielles et de témoignages. Si les soupçons à l’encontre de Mbappé se renforcent, la police pourrait procéder à un interrogatoire du joueur. À ce stade, l’enquête reste secrète, afin de protéger son intégrité et les personnes impliquées.
Dans le cas où l’enquête avancerait, Mbappé pourrait être convoqué en Suède pour être entendu par les autorités locales. Si le joueur ne peut pas se rendre sur place, il pourrait être interrogé par la police française, avec une possible demande de coopération des autorités suédoises.
Quels sont les risques pour Mbappé ?
Dans le système judiciaire suédois, deux degrés de suspicion existent : « raisonnablement suspect » et « probablement suspect », le premier étant le plus léger. Selon Expressen, Mbappé serait actuellement « raisonnablement suspect », un statut qui ne conduit que rarement à une détention préventive. Toutefois, cette classification pourrait évoluer au fur et à mesure que l’enquête progresse.
La loi sur le consentement en Suède
Depuis 2018, la législation suédoise exige un consentement explicite dans les relations sexuelles. Le viol est défini par l’absence de consentement, une notion qui n’existe pas encore dans la législation française. Cette loi a contribué à une augmentation des condamnations pour viol, avec une hausse de 75 % des condamnations en 2019.
Les situations de sidération psychologique, où la victime reste immobile ou passive, sont également prises en compte dans les enquêtes pour viol en Suède. Un autre crime, « le viol par négligence », est introduit pour les situations où une personne n’aurait pas suffisamment vérifié que l’autre consentait pleinement à l’acte.
Quelles sont les peines encourues ?
En cas de culpabilité, le viol est passible de trois à six ans de prison en Suède. Si des circonstances aggravantes sont retenues, la peine peut aller jusqu’à 10 ans. Le « viol par négligence » est, quant à lui, puni de jusqu’à quatre ans d’emprisonnement.
Le déroulement de cette affaire dépendra donc des avancées de l’enquête et des décisions prises par les autorités judiciaires suédoises dans les semaines à venir.



