L’affaire du maire de Mabo, Aliou Cissé, blessé lors d’une finale de navétane où il officiait en tant que parrain, a pris un tournant significatif cette semaine. Lundi dernier, la brigade territoriale de Birkelane a déféré deux suspects devant le tribunal de grande instance de Kaffrine. L’édile avait été blessé au visage par un projectile, une pierre, et après avoir reçu des soins médicaux au poste de santé, il avait déposé plainte, accompagnée d’un certificat médical, auprès du commandant de la brigade de Birkelane.
Suite à une enquête menée par la gendarmerie, le dossier a été transmis au parquet de Kaffrine sous forme de renseignement judiciaire. Le procureur a récemment ordonné l’arrestation de deux militants du parti Pastef, M. Sakho et M. Cissé, soupçonnés d’être impliqués dans cette agression. Les deux suspects ont été présentés au procureur lundi, puis placés sous mandat de dépôt. Selon des sources proches de l’affaire, ils devraient être jugés en flagrant délit dès ce mercredi.
Cependant, un retournement de situation a eu lieu lors de la campagne des législatives du 17 novembre dernier, lorsque le maire Aliou Cissé avait affirmé avoir pardonné à ses agresseurs. Pourtant, les événements ont pris un autre tournant, et il semble que ce pardon n’ait pas été effectif dans cette affaire judiciaire.



