Le 26 juillet 2024, la junte nigérienne célèbre le premier anniversaire de son coup d’État, survenu l’année précédente. À cette occasion, le général Abdourahmane Tiani, président du Conseil national pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), a pris la parole pour s’adresser à la nation.
Dans son discours, le général Tiani a justifié le putsch du 26 juillet 2023 en affirmant qu’il était nécessaire pour le Niger de reprendre en main son destin face à des « menaces existentielles » telles que le terrorisme. Il a mis en avant le soutien populaire à la vision du CNSP, transformant ce coup d’État en ce qu’il décrit comme un vaste mouvement de libération nationale et de reconquête de la dignité populaire.
Le président du CNSP a exprimé sa détermination à respecter les aspirations des Nigériens à la liberté, à la dignité et à la souveraineté nationale. Il a notamment promis de veiller au respect rigoureux et sans discrimination des législations minières. « Toute société minière ou pétrolière, quelle que soit sa nationalité, verra son permis d’exploration ou d’exploitation retiré en cas de violation des dispositions réglementaires et contractuelles », a-t-il affirmé.
En outre, le général Tiani a annoncé des projets d’envergure pour le pays. Un complexe pétrochimique sera construit à Dosso, dans le sud-ouest du Niger, et une raffinerie de pétrole sera également établie. Ces initiatives visent à renforcer le contrôle national sur les ressources naturelles et à stimuler le développement économique.
Le général Tiani a également évoqué la récente nationalisation de plusieurs blocs pétroliers et permis miniers, notamment ceux de Bilma, Agadem, Imouraren, et Madaouela, qui sont désormais sous le contrôle de l’État.
Ces développements marquent une étape significative dans l’évolution politique et économique du Niger, et le gouvernement militaire continue de façonner l’avenir du pays selon ses propres priorités.



