Le candidat à la Présidentielle, Thierno Alassane Sall, a récemment exprimé son point de vue sur l’affectation du Général Souleymane Kandé en Inde, une figure respectée au sein de l’Armée républicaine. Cette décision l’a incité à sortir prématurément de sa période d’observation, qu’il s’était imposée.
Il souligne que bien que le chef suprême des Armées ait le pouvoir discrétionnaire d’affecter les officiers supérieurs, ce pouvoir devrait s’inscrire dans les traditions républicaines et prendre en compte le mérite et la cohérence dans l’emploi des individus. Selon lui, l’émotion suscitée par cette affectation suggère davantage un cas de bannissement d’un officier gênant.
Thierno Alassane Sall met en lumière une situation préoccupante, soulignant que les récentes décisions du nouveau régime révèlent des tendances inquiétantes dans la gestion des institutions. Il craint que l’application des limogeages en cascade, observée dans la haute administration lors des changements politiques, ne soit étendue aux Forces de défense et de sécurité, ce qui constituerait un précédent dangereux pour une armée jusqu’ici réputée républicaine.
Il critique également la promotion par décret d’un officier de gendarmerie radié et le bannissement subséquent d’un général de grande réputation, considérant cela comme une rupture des traditions du pays. En tant que citoyen et député, il estime être dans l’obligation de sonner l’alarme et d’inviter le président de la République à ne pas céder à la tentation de la chasse aux sorcières. Il souligne que le président est élu pour guérir les fractures qui traversent le pays, en adoptant une approche plus inclusive même sans recourir à des appels à candidatures.



