L’État veut renforcer l’encadrement de l’exploitation artisanale de l’or dans les régions de Kédougou et de Tambacounda. Pour y parvenir, le Génie militaire sera mobilisé afin d’apporter son expertise technique à l’aménagement de couloirs réservés à l’orpaillage.
Dans ce cadre, les ministres des Forces armées et des Mines et de la Géologie ont signé, mardi 3 novembre 2026, une convention de partenariat. Cet accord vise à mieux organiser l’activité aurifère artisanale dans les régions orientales du Sénégal.
Le Génie militaire appelé à intervenir
À travers cette convention, le Génie militaire apportera son savoir-faire technique aux travaux d’aménagement des espaces destinés aux orpailleurs.
Cette intervention doit permettre de mieux structurer les zones d’exploitation et de répondre aux difficultés liées à l’activité. Les enjeux sont notamment économiques, environnementaux et sécuritaires.
Pour les autorités, l’aménagement de ces couloirs doit également contribuer à prévenir les activités illicites et à renforcer le maintien de l’ordre public. Cette démarche concerne particulièrement les zones frontalières, où le contrôle des espaces d’exploitation représente un enjeu important.
Un partenariat fondé sur la coopération des services de l’État
Au-delà de l’appui technique, cette initiative traduit la volonté des pouvoirs publics de mutualiser les moyens et les compétences de l’administration.
Le ministère des Forces armées entend ainsi mettre son expertise technique et opérationnelle au service du développement national, dans le cadre du concept « Armée-Nation ».
Les deux départements ministériels prévoient également d’associer les autorités administratives et territoriales, les services techniques ainsi que les communautés locales au suivi des travaux.
À travers ce partenariat, l’État entend donc mieux organiser l’orpaillage artisanal et renforcer le contrôle des zones aurifères de Kédougou et de Tambacounda.



