Les transformateurs d’anacarde du Sine-Saloum tirent la sonnette d’alarme. Dans un message rendu public le 2 novembre 2026 à Karang Poste, ils dénoncent l’arrêt prolongé de leurs activités et réclament des mesures urgentes pour relancer la transformation locale.
Réunis au sein du Sous-Collège des transformateurs d’anacarde du Sine-Saloum, les acteurs des régions de Kaolack, Fatick et Kaffrine expriment leur indignation face à ce qu’ils considèrent comme un abandon de leur secteur par l’État.
Selon leur déclaration, toutes leurs unités de transformation sont à l’arrêt depuis plus de deux ans. Ils attribuent cette situation à l’absence de mesures concrètes du ministère de l’Industrie et du Commerce pour soutenir et protéger la transformation locale.
Des milliers d’emplois menacés
Les conséquences économiques et sociales de cette crise sont importantes. Les transformateurs évoquent la perte de plusieurs milliers d’emplois directs, principalement occupés par des femmes et des jeunes du Sine-Saloum.
Ils déplorent également les pertes financières subies par leurs coopératives et l’économie locale. À cela s’ajoute, selon eux, l’exportation massive de noix brutes, qui prive le pays d’une partie de la valeur ajoutée liée à leur transformation.
Les professionnels s’interrogent ainsi sur la place accordée à la transformation locale dans la politique de souveraineté industrielle et de création d’emplois du Sénégal.
Trois principales revendications
Pour sortir de cette impasse, le président du Sous-Collège, Papa Soumah, formule plusieurs demandes. Les transformateurs réclament d’abord des mesures urgentes de protection de la noix brute afin de garantir l’approvisionnement de leurs unités.
Ils demandent également la création d’un fonds d’appui et de relance destiné à soutenir la transformation locale. Enfin, ils souhaitent l’ouverture d’une concertation inclusive réunissant l’ensemble des acteurs du secteur.
Présenté comme le berceau historique de l’anacarde au Sénégal, le Sine-Saloum entend ainsi faire entendre sa voix. Les transformateurs lancent un appel au président de la République et au ministre de l’Industrie pour sauver leurs activités et préserver les moyens de subsistance de milliers de familles.



