Le Sénégal prévoit de mobiliser 2 631 milliards de francs CFA pour les investissements dans l’eau et l’assainissement sur la période 2026-2030. Cette ambition a été mise en avant lors d’un atelier préparatoire à la Conférence des Nations unies sur l’eau, prévue du 8 au 10 décembre 2026 à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis.
Selon Le Soleil, cette rencontre a été l’occasion pour les autorités sénégalaises et leurs partenaires de souligner l’urgence de transformer les engagements financiers en réalisations concrètes pour les populations.
Un appel à accélérer les investissements
Lors de cet atelier, le ministre Cheikh Tidiane Dièye a insisté sur la nécessité de passer des promesses aux réalisations. Il a notamment appelé à « convertir les engagements en investissements, les priorités en réalisations concrètes ».
Cette orientation traduit la volonté de renforcer les actions dans un secteur essentiel au développement économique et social du pays.
De son côté, la coordonnatrice des Nations unies, Aminata Maïga, a également plaidé pour une approche davantage axée sur les résultats. Citée par le quotidien national, elle a appelé à « passer des engagements aux résultats, des déclarations aux actions concrètes ».
La Banque mondiale a, pour sa part, souligné la nécessité d’aller au-delà des financements actuellement consacrés au secteur de l’eau. L’objectif est de renforcer les moyens disponibles pour répondre aux besoins des populations en matière d’accès à l’eau potable et d’assainissement.
Le Pacte présidentiel sur l’eau bientôt lancé
Dans cette dynamique, Cheikh Tidiane Dièye a annoncé le lancement prochain du « Pacte présidentiel sur l’eau ». Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 ».
Elle intervient alors que le Sénégal prévoit d’importants investissements pour améliorer les services liés à l’eau et à l’assainissement au cours des prochaines années.
La Conférence des Nations unies sur l’eau, coorganisée par le Sénégal et les Émirats arabes unis, constituera également une occasion de renforcer la coopération internationale autour de ces enjeux.
Au-delà de l’enveloppe annoncée, le défi sera de traduire ces ambitions en infrastructures, en services accessibles et en améliorations concrètes des conditions de vie des populations.



