Le centre de santé Philippe Senghor est une nouvelle fois confronté aux conséquences des inondations. La structure sanitaire, déjà fragilisée par treize années d’inondations chroniques, se retrouve plongée dans une situation particulièrement préoccupante, alors que les eaux envahissent progressivement plusieurs de ses services.La situation est d’autant plus inquiétante qu’elle touche directement la prise en charge des patients.
Selon les informations rapportées, la montée des eaux a notamment semé l’angoisse au sein des services accueillant les nouveau-nés. Dans la nuit, certains nourrissons auraient dû être évacués à bras, tandis que l’eau progressait à l’intérieur de la structure. Une scène qui illustre la gravité des difficultés auxquelles sont confrontés les agents et les usagers de cet établissement sanitaire.
Au-delà de l’urgence liée aux inondations, c’est également la question des dégâts matériels qui suscite l’inquiétude. Une importante quantité de matériel aurait été emportée par les eaux, pour une valeur estimée à plusieurs centaines de millions de francs CFA. Une situation qui risque de peser davantage sur les capacités opérationnelles du centre et de compliquer la continuité des soins.
Face à cette situation, Alioune Diatta, chargé de la communication et comptable matière de la structure, a lancé un cri d’alarme sur l’ampleur des pertes enregistrées. Entre équipements endommagés ou emportés, services perturbés et inquiétude des patients et du personnel, le centre de santé Philippe Senghor apparaît une nouvelle fois comme l’une des victimes des conséquences persistantes des inondations.
Treize ans après le début de ces inondations chroniques, la récurrence du phénomène soulève une question de fond : jusqu’à quand une structure sanitaire aussi stratégique devra-t-elle continuer à fonctionner sous la menace des eaux ?



