Le président de la République Bassirou Diomaye Faye doit prendre la parole ce jeudi devant l’Assemblée générale des Nations unies, à New York. Son intervention intervient dans le cadre de la 81e session, placée sous le thème « Rétablir la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations unies au service de tous ».
Le chef de l’État s’exprimera également en sa qualité de président en exercice de la CEDEAO. Cette double casquette intervient au terme d’une séquence diplomatique marquée par ses déplacements à Washington, Abou Dhabi puis New York.
Le financement du développement au cœur des attentes
Parmi les sujets susceptibles d’occuper une place importante figure le financement du développement. Lors de ses activités à New York, Bassirou Diomaye Faye a déjà mis en avant le déficit annuel de financement des Objectifs de développement durable, estimé à 4 000 milliards de dollars. Il a appelé à une mobilisation accrue des partenaires internationaux.
Le chef de l’État devrait également défendre une réforme de l’architecture financière internationale et une meilleure prise en compte des besoins des économies africaines.
Cette question intervient alors que le Sénégal cherche à diversifier ses partenariats économiques et à attirer davantage d’investissements.
Le Sahel et la sécurité régionale
La situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest devrait également figurer parmi les dossiers suivis. Depuis le début de sa participation à la 81e session, Bassirou Diomaye Faye a multiplié les échanges consacrés à la paix et à la sécurité dans la région.
En tant que président en exercice de la CEDEAO, il a notamment présenté sa vision d’une réponse régionale aux défis sécuritaires, en coordination avec l’Union africaine.
Le dialogue entre la CEDEAO et les pays de l’Alliance des États du Sahel pourrait ainsi constituer un autre volet de son intervention diplomatique.
La réforme de la gouvernance mondiale
La question de la représentation de l’Afrique au sein des instances internationales devrait également être suivie avec attention. Dakar défend depuis plusieurs années une réforme de la gouvernance mondiale, notamment une meilleure représentation du continent africain au Conseil de sécurité.
Le contexte onusien est d’ailleurs marqué par un appel similaire d’Antonio Guterres. Lors de l’ouverture de la session, le secrétaire général de l’ONU a plaidé pour une représentation permanente de l’Afrique au Conseil de sécurité.
Autre dossier suivi à New York : la succession d’Antonio Guterres. L’ancien président sénégalais Macky Sall figure parmi les candidatures évoquées pour le poste de secrétaire général de l’ONU.
Bassirou Diomaye Faye doit par ailleurs s’entretenir avec Antonio Guterres en marge de cette 81e Assemblée générale.



