La controverse autour des fonds spéciaux continue de diviser le pouvoir. Lors d’un point de presse de Pastef, le député Guy Marius Sagna a clairement pris ses distances avec la position défendue par la Présidence.
Le parlementaire estime que son camp doit adopter une attitude responsable et refuse de s’inscrire dans la dynamique portée par le président Bassirou Diomaye Faye.
Guy Marius Sagna a notamment dénoncé ce qu’il considère comme un « piège » tendu par le chef de l’État. Selon lui, les mesures que Bassirou Diomaye Faye chercherait aujourd’hui à empêcher pourraient être appliquées demain avec Ousmane Sonko, notamment à l’horizon 2029.
Le député accuse également le président de la République et son entourage de vouloir conserver leur contrôle sur les fonds spéciaux, en s’opposant à un mécanisme permettant d’en encadrer et d’en contrôler l’utilisation.
Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions persistantes entre l’Exécutif et la majorité parlementaire autour des crédits spéciaux. Le 16 août 2026, Aminata Touré avait notamment demandé des éclaircissements sur le dossier des 1,7 milliard de FCFA et critiqué la proposition de loi visant à encadrer ces crédits.
Le Premier ministre avait, de son côté, saisi le Conseil constitutionnel sur la base de l’article 83 de la Constitution. Une démarche jugée justifiée par l’ancienne Première ministre, mais qui ne semble pas suffire à apaiser les divergences au sein du pouvoir.
Avec la sortie de Guy Marius Sagna, le débat sur les fonds spéciaux prend ainsi une nouvelle dimension, révélant des désaccords de plus en plus visibles entre la Présidence et une partie de la majorité parlementaire.



