Après le décès de son ex-compagne, une femme âgée de 46 ans, un homme a tenté de s’emparer d’un héritage estimé à 580 000 euros, en présentant à la justice de faux documents. Mais ses manœuvres ont finalement été démasquées.
En 2022, la défunte avait rédigé un testament désignant sa fille, alors âgée de 16 ans, comme l’unique héritière de l’ensemble de ses biens, selon le média espagnol Noticias Trabajo.
À la mort de la quadragénaire, son ancien compagnon a toutefois produit un autre testament, daté du 10 mai. Dans ce document, la jeune fille n’était plus mentionnée comme héritière et l’homme apparaissait comme le seul bénéficiaire de la succession.
Un prétendu mariage à Chypre
Pour renforcer sa version, l’homme a également affirmé avoir épousé secrètement la défunte à Chypre en 2006. Il avait fourni un certificat présenté comme une preuve de cette union.
Mais les proches de la victime ont rapidement émis des doutes sur l’authenticité des documents. Des avocats ont alors sollicité les autorités chypriotes afin de vérifier l’existence du mariage.
Leur réponse a été sans équivoque : aucune union correspondant aux informations fournies n’avait été enregistrée. Plus troublant encore, l’officier censé avoir célébré le mariage n’était pas présent à la date indiquée.
Le testament présenté par l’ex-compagnon a également fait l’objet d’une expertise graphologique. Celle-ci a conclu que la signature attribuée à la défunte avait probablement été falsifiée.
La justice invalide les faux documents
Confronté à ces éléments devant la justice, l’homme n’est pas parvenu à convaincre la juge. Certaines de ses explications ont même été qualifiées d’« absurdes » et de « véritablement incroyables ».
La justice a finalement conclu que le certificat de mariage et le testament produits par l’ex-compagnon étaient faux. Le testament établi en 2022 par la défunte, désignant sa fille comme héritière, a donc été reconnu comme le seul document valable.
L’homme a par ailleurs été démis de ses fonctions d’exécuteur testamentaire et de gestionnaire de la succession. Il lui a été interdit de disposer des biens de son ex-compagne et il a été contraint de déclarer les revenus locatifs provenant de l’un des biens de la défunte.
Pour couronner cette affaire, il a été condamné à verser environ 240 000 euros de frais de justice.
Un héritage de 580 000 euros qu’il espérait récupérer s’est ainsi transformé en une lourde condamnation financière.


