Le chef du groupe parlementaire CDU/CSU, Jens Spahn, est critiqué en Allemagne après avoir eu un enfant par gestation pour autrui aux États-Unis, une pratique interdite dans le pays.
Le chef du groupe parlementaire CDU/CSU au Bundestag, Jens Spahn, est au cœur d’une polémique en Allemagne après la naissance de son fils par gestation pour autrui (GPA) aux États-Unis, une pratique interdite par la législation allemande.
Des voix s’élèvent au sein de son propre camp pour réclamer son départ. Le responsable régional de la CDU, Daniel Peters, estime que Jens Spahn a « délibérément bafoué la loi allemande » et appelle à sa démission.
Une contradiction dénoncée au sein de la CDU
Le mari de Jens Spahn a annoncé mercredi la naissance de leur fils Georg, précisant que l’enfant est né grâce à une mère porteuse américaine. Le couple a indiqué que cette dernière « fait désormais partie intégrante de la famille ».
Cette situation est jugée contradictoire par certains membres de la CDU, qui reprochent au député d’avoir eu recours à une pratique interdite tout en défendant jusqu’ici la position de son parti contre une légalisation de la GPA en Allemagne.
Friedrich Merz appelé à se positionner
Interrogé lors d’une conférence de presse avec le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz a indiqué que le sujet serait discuté lors de la prochaine réunion de la direction de la CDU. Il a toutefois affirmé ne pas envisager de modifier la législation actuelle ni la position du parti.
La polémique dépasse également les rangs conservateurs. Le chef des Verts Felix Banaszak a demandé des explications à Jens Spahn, tandis que la commissaire du gouvernement chargée de la diversité sexuelle, Sophie Koch (SPD), l’a appelé à soutenir une réforme du droit de la filiation.
En Allemagne, la GPA reste interdite, même si certaines filiations établies légalement à l’étranger peuvent être reconnues par la justice dans des cas particuliers.



