Nommée à la tête de la Place du Souvenir africain en 2020, en pleine pandémie de Covid-19, Ngakane Diouf Gning a transformé une période de crise en opportunité de refondation. Selon EnQuête+, l’administratrice a engagé une profonde réorientation de cette institution culturelle emblématique de Dakar, avec pour ambition de renforcer son rôle dans la préservation et la transmission de la mémoire africaine.
Diplômée de l’École nationale des Arts en 1999, Ngakane Diouf Gning a bâti son parcours comme animatrice culturelle dans plusieurs régions du Sénégal, notamment à Thiès, Tambacounda et Kaolack. Une expérience de terrain qui a nourri sa conviction que la culture doit être accessible à tous. Sa formation au Centre régional d’action culturelle de Lomé a également enrichi sa vision de la coopération culturelle à l’échelle africaine.
Dès sa prise de fonction, elle a réuni, durant deux jours, des historiens, universitaires et artistes afin d’élaborer une feuille de route stratégique. Ce document, qui continue d’orienter les actions de l’institution, a permis de poser les fondements de sa transformation. Parmi les réalisations phares figure le Centre de ressources Ousmane Sembène, conçu comme un espace de lecture, de formation et d’échanges destiné à promouvoir la culture auprès des jeunes.
La crise sanitaire a également favorisé l’accélération de la transition numérique de la Place du Souvenir africain. L’institution a ainsi lancé le programme E-Souvenir, un podcast qui compte déjà une cinquantaine d’épisodes consacrés à de grandes figures de l’histoire, telles que Fidel Castro, Gamal Abdel Nasser ou Thomas Sankara. Diffusés sur les plateformes numériques, ces contenus participent aujourd’hui au rayonnement de l’institution au-delà des frontières du Sénégal.



