Réuni ce jeudi 9 juillet 2026, le Secrétariat exécutif national de l’Alliance pour la République (APR) a passé en revue l’actualité politique, institutionnelle et économique du pays. Dans un communiqué, l’ancien parti au pouvoir s’est félicité de la décision du Conseil constitutionnel ayant annulé la procédure de révision constitutionnelle portant sur la loi n°18/2026, tout en formulant de vives critiques contre la gouvernance actuelle.
Selon l’APR, cette décision met en lumière les insuffisances qui ont entouré le processus de révision de la Constitution. Le parti estime que la démarche a été menée sans véritable concertation et considère comme paradoxal que le président de la République ait lui-même saisi le Conseil constitutionnel pour contester une procédure initiée par son propre camp.
L’ancienne majorité insiste sur le fait qu’une réforme de la Constitution doit reposer sur une large concertation, dans le respect des règles institutionnelles et avec l’adhésion des différentes forces politiques et sociales.
Sur le plan économique, l’APR dresse un tableau préoccupant de la situation nationale. Le parti affirme constater une détérioration des conditions de vie des populations, un ralentissement de l’activité économique ainsi qu’une baisse de la confiance des investisseurs. Il regrette également que le Débat d’orientation budgétaire n’ait, selon lui, pas permis de dégager une vision claire pour la relance de l’économie. Ces appréciations relèvent de l’analyse politique exprimée par le parti dans son communiqué.
L’APR apporte par ailleurs son soutien au patronat sénégalais dans sa demande d’apurement de la dette intérieure due aux entreprises. Elle appelle le gouvernement à publier un calendrier transparent de paiement et plaide pour un plan national de relance axé sur l’investissement, la production, les exportations et l’emploi.
Le parti s’est également prononcé sur la gestion de l’Assemblée nationale. Il dénonce ce qu’il qualifie de recrutements à caractère politique d’anciens ministres au sein de l’administration parlementaire, estimant que cette pratique risque d’alourdir les dépenses publiques et de s’éloigner des principes de bonne gouvernance.
Sur le plan interne, l’APR annonce l’accélération de sa restructuration à travers le déploiement de ses structures locales sur l’ensemble du territoire. L’objectif affiché est de renforcer son implantation et de préparer les prochaines échéances électorales.
Enfin, le parti a réaffirmé son soutien à plusieurs de ses responsables et militants poursuivis ou privés de liberté. Il demande leur libération et appelle ses militants à poursuivre leur mobilisation autour de cette revendication.


