Le climat scolaire reste particulièrement tendu dans le département de Bignona, où le système éducatif traverse une période de vives turbulences. Le G7, qui regroupe les principaux syndicats d’enseignants — CUSEMS, SAEMSS, SELS, UDEN, SNELAS-FC, SIEN et CUSEMS-A — maintient la pression sur les autorités après une nouvelle agression enregistrée le lundi 19 janvier à Souda.
La victime, un surveillant en service dans la zone des Kalounayes, a été violemment pris à partie par des individus se réclamant des Kankourangs. Cet acte, jugé grave par la communauté éducative, a suscité une vive indignation au sein du corps enseignant.
En réaction immédiate, les secrétaires généraux du G7 de Bignona ont décrété une grève générale les 20 et 21 janvier derniers. Dans le même élan, une consigne ferme a été donnée à l’ensemble des enseignants affectés dans les Kalounayes de quitter leurs postes jusqu’à nouvel ordre, afin de préserver leur sécurité.
Dans un communiqué rendu public, le collectif syndical a salué la mobilisation massive des enseignants du département. Il a toutefois déploré le fonctionnement de certains établissements scolaires en dépit des consignes de retrait et du contexte sécuritaire préoccupant. « Le soutien apporté au collègue agressé a été remarquable. Cependant, des informations concordantes font état de la poursuite des cours dans certaines écoles, malgré l’insécurité et le mot d’ordre syndical. Nul n’est à l’abri », avertit le G7.
Si la grève générale est officiellement levée, la consigne de retrait demeure strictement maintenue pour les personnels exerçant dans la zone des Kalounayes. Le G7 justifie cette décision par l’absence de mesures concrètes et rassurantes de la part des autorités pour assurer la protection des agents, face à ce qu’il qualifie d’agressions « ciblées et organisées ».
Une réunion d’évaluation est prévue ce lundi 26 janvier 2026. Elle permettra d’examiner l’évolution de la situation sécuritaire et de statuer sur les prochaines actions à mener dans ce mouvement de contestation qui continue de perturber le fonctionnement du secteur éducatif dans cette partie du département.


