Une révision constitutionnelle, qui supprime deux institutions consultatives – le Conseil économique, social et environnemental (CESE) et le Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT) – considérées comme « budgétivores » par le pouvoir, a été adoptée samedi dernier, le 14 décembre. Cependant, l’ex-parlementaire Doudou Wade met en évidence une « grosse » faille. Selon lui, bien que le projet de loi n°13-2024 portant révision de la Constitution ait été adopté en Conseil des ministres le 11 décembre, le décret n°2024-3404 du même jour, ordonnant sa présentation, ne mentionne pas explicitement la procédure requise. Doudou Wade rappelle que l’article 103 de la Constitution stipule que toute révision doit être soumise à la fois à l’Assemblée nationale et, dans certains cas, à un référendum, une condition qui n’est pas précisée dans le décret. Par conséquent, il estime que le président Bassirou Diomaye Faye doit convoquer le corps électoral pour valider ce projet.



