Lors de la victoire du Paris Saint-Germain contre l’AS Monaco (4-2) ce mercredi, Wilfried Singo a été impliqué dans un incident controversé, lorsqu’il a involontairement écrasé le visage de Gianluigi Donnarumma avec une semelle. Bien que son geste ait été non intentionnel, il a provoqué une réaction violente sur les réseaux sociaux, où le défenseur monégasque a été la cible d’insultes racistes.
Ce type de cyberharcèlement, devenu malheureusement courant, a frappé Singo après son intervention sur le gardien du PSG. Malgré ses excuses publiques dans la nuit qui a suivi le match, l’international ivoirien a reçu de nombreux messages haineux sur ses réseaux sociaux, notamment Instagram. Des commentaires dégradants et racistes ont été publiés en réponse à ses publications, certains internautes comparant sa semelle à des gestes de catch ou d’UFC.
Les attaques ne se sont pas limitées aux moqueries : certains ont franchi la ligne en émettant des propos ouvertement racistes. Parmi les messages reçus, l’un d’eux disait : « Ta place n’est pas sur un terrain mais au zoo », tandis qu’un autre affirmait : « Ta place est en prison, espèce de primitif ». Ces insultes témoignent de la haine et de la discrimination auxquelles sont parfois confrontés les footballeurs, notamment ceux issus de minorités.
Après l’incident, Wilfried Singo a publié un message d’excuses à l’attention de Gianluigi Donnarumma. « Je tiens à présenter mes excuses à Gianluigi Donnarumma. Mon geste n’était évidemment pas volontaire, mais j’ai vu que cela avait causé une blessure importante. Je te souhaite un bon rétablissement », a écrit le défenseur, vainqueur de la CAN 2024 avec la Côte d’Ivoire.
Quant à Donnarumma, il a dû quitter le terrain après l’incident, souffrant d’un « traumatisme facial avec de multiples plaies », selon le bilan médical du PSG. Le gardien italien a été rapidement pris en charge et a reçu dix agrafes sur la joue droite dans les vestiaires du Stade Louis-II. Il devra subir des examens supplémentaires et observer quelques jours de repos avant de pouvoir revenir sur les terrains.



