Le Tribunal d’instance hors classe de Dakar a rendu son verdict, ce lundi, dans l’affaire du vol de 100 millions de francs CFA perpétré au rond-point Liberté 5. Le principal accusé, A. Sarr, étudiant en mécanique de 22 ans, a été reconnu coupable de vol et condamné à deux ans d’emprisonnement, dont six mois ferme, selon L’Observateur.
Ses trois co-prévenus, S. Sall, S. L. S. Mbodji et M. L. Sy, fils d’un magistrat, ont quant à eux été déclarés coupables de recel. Ils écopent chacun de six mois de prison, dont un mois ferme. Les quatre condamnés devront également verser solidairement 30 millions de francs CFA à la victime, A. Ndiaye, à titre de dommages et intérêts.
Lors de l’audience du 2 juillet, A. Sarr avait reconnu les faits. Il avait expliqué avoir abordé le propriétaire du véhicule par simple admiration pour sa voiture. Profitant de l’autorisation qui lui avait été donnée de monter à bord, il avait délibérément laissé une portière entrouverte avant de revenir dérober le sac contenant l’argent. Il avait toutefois affirmé ne pas connaître le montant exact de la somme volée.
À la barre, le jeune homme a indiqué n’avoir pris conscience de l’importance du butin qu’au moment de l’achat d’un véhicule estimé à 23,5 millions de francs CFA. « C’est en voyant les billets de 10 000 francs que j’ai compris qu’il s’agissait de liasses de dix millions, mais je ne les ai jamais comptées », a-t-il déclaré. Pour convaincre le vendeur, il s’était présenté comme un « étudiant italien en vacances » venu acheter une voiture pour son père.
Une grande partie de l’argent a ensuite été dépensée en très peu de temps. A. Sarr s’est notamment offert deux iPhone 13, d’une valeur de 240 000 francs CFA chacun, qu’il a ensuite offerts à des amis. Il a également distribué des sommes de 150 000 et 200 000 francs CFA à certains proches, tout en conservant environ six millions de francs CFA à son domicile.
Parmi les bénéficiaires figurait M. L. Sy. Poursuivi pour recel, le fils de magistrat a reconnu avoir induit les enquêteurs en erreur en affirmant que les fonds provenaient de son père. Il a expliqué avoir agi dans le but de protéger ses amis et de détourner les investigations, une version finalement contredite par les éléments de l’enquête.
Selon L’Observateur, la victime a pu récupérer 70,415 millions de francs CFA sur les 100 millions initialement dérobés. Le tribunal a fait droit à la demande de la partie civile en lui accordant les 30 millions de francs CFA réclamés, correspondant au reliquat du préjudice subi.



