Le ministère libanais de la Santé a annoncé que sept personnes, dont un enfant, ont perdu la vie vendredi dans des frappes israéliennes sur le sud du Liban. Parmi les victimes, trois étaient des combattants du Hezbollah, selon des sources proches du groupe islamiste.
Les frappes israéliennes ont ciblé le village de Tayr Harfa, où trois des victimes étaient des membres du Hezbollah. Le mouvement chiite a confirmé la mort de ces trois combattants, mais a gardé le silence sur les détails spécifiques des attaques. De son côté, l’armée israélienne a déclaré avoir visé une « cellule terroriste » planifiant des tirs de projectiles depuis cette région.
En outre, quatre autres personnes, dont un enfant de sept ans, ont été tuées dans trois frappes israéliennes supplémentaires dans le sud du Liban, selon le ministère de la Santé libanais.
Le Hezbollah a réagi en annonçant avoir attaqué la base militaire de Meron, dans le nord d’Israël. Le groupe pro-iranien justifie ses actions par son soutien au Hamas, l’organisation palestinienne en conflit avec Israël.
La situation demeure tendue depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas le 7 octobre. Les violences transfrontalières entre le Hezbollah et Israël se sont intensifiées. Depuis le début du conflit, les affrontements ont causé la mort de 600 personnes au Liban, dont 386 combattants du Hezbollah et au moins 131 civils, selon des chiffres de l’AFP. En Israël et sur le plateau du Golan syrien occupé, les autorités israéliennes rapportent la mort de 23 militaires et 26 civils.
Les craintes d’une escalade vers une guerre totale se sont accrues après les récents décès de hauts responsables du Hezbollah et du Hamas, tués par des frappes israéliennes. Les promesses de représailles de la part du Hezbollah et de l’Iran aggravent encore plus les tensions dans la région.



