Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a dénoncé vendredi un possible attentat à caractère raciste et islamophobe après une fusillade qui a fait un mort et cinq blessés, dont trois dans un état grave. L’élu a appelé à la « concorde républicaine » et à la désescalade face aux tensions suscitées par ce drame.
S’exprimant devant la presse, Ali Rabeh a estimé que cet événement engageait une responsabilité collective. « Notre responsabilité à tous, c’est la désescalade, c’est la concorde républicaine », a-t-il déclaré.
Une fillette de 12 ans entre la vie et la mort
Particulièrement ému, le maire a évoqué le cas d’une fillette de 12 ans, grièvement touchée par des tirs d’armes automatiques. Selon lui, la jeune victime aurait pu être ciblée en raison de son origine.
« Son crime, c’est probablement d’être “racisée” », a-t-il affirmé, évoquant une possible dimension raciste et islamophobe de l’attaque.
L’édile a également parlé d’une possible tentative de crimes de masse à caractère raciste et islamophobe. Ces propos constituent son appréciation des motivations présumées de l’attaque, qui restent à établir.
Le maire appelle à condamner les discours de haine
Ali Rabeh a salué le courage des forces de l’ordre, qui ont procédé à l’arrestation du tireur présumé après son périple. Il a aussi souligné que les victimes auraient pu être des membres de sa propre famille.
Pour le maire, les discours susceptibles d’encourager idéologiquement le passage à l’acte doivent être condamnés. Il a conclu son intervention par un appel à la cohésion nationale et à la « concorde civile ».



