Tivaouane, ville majoritairement jeune, se distingue par une forte présence d’activités dans le secteur informel. De nombreux jeunes y exercent des métiers liés aux motos-Jakarta, souvent associés à des risques élevés, ou s’engagent dans le petit commerce et des emplois journaliers précaires au sein des entreprises locales.
Parmi les métiers les plus répandus, deux se démarquent : le ‘yalwaan’ et le ‘woyaan’, qui sont des formes de mendicité, représentant une réalité difficile pour beaucoup d’habitants. Cette situation est accentuée par la présence de nombreux individus dont les besoins sont pris en charge par les chefs religieux de la famille Sy et les hommes politiques, notamment lors des grands événements religieux comme le Ramadan, la Korité, la Tabaski, le Gamou et les ziaars, déplore A. F., un notable de la ville.
Pour ce dernier, l’emploi des jeunes est une préoccupation majeure pour la communauté. Bien que l’État ne puisse pas garantir un emploi pour chaque individu, il est essentiel qu’il développe des programmes spécifiques adaptés aux besoins de Tivaouane à travers ses diverses structures dédiées à l’emploi.
A. F. appelle donc à une action plus ciblée pour améliorer les perspectives professionnelles dans cette ville religieuse, afin de mieux répondre aux attentes et aux besoins de sa jeunesse.



