Thiès, le 31 décembre 2024. La ville vibre dans une effervescence palpable. Partout, dans les rues et les marchés, pères et mères de famille s’affairent avec frénésie pour les préparatifs des fêtes de fin d’année. Cependant, un constat accablant domine : une situation de précarité généralisée semble dicter sa loi à la cité du rail.
Les acheteurs, pris dans l’anxiété des festivités, peinent à y croire. Ils redoublent d’efforts pour ne pas rentrer les mains vides, confrontés à une flambée des prix sans précédent. Toute la journée, ils arpentent les rues et les marchés, déconcertés, exprimant leur colère et leur désarroi face à une inflation galopante.
Tapha Diop, père de famille, déplore des prix « exorbitants, bien au-dessus du pouvoir d’achat des gens ». Ce constat se vérifie dans tous les marchés de la ville, où la hausse vertigineuse des coûts pèse lourdement sur les ménages. De son côté, Absa Faye, ménagère, décrit un « contexte difficile » pour la grande majorité des familles. « À Thiès, beaucoup de foyers sont à bout de souffle : il n’y a tout simplement pas d’argent », ajoute-t-elle.
Oumy Sall, une jeune mère, s’attriste de voir « tant de familles au bord du gouffre, incapables de subvenir à leurs besoins essentiels ». Selon elle, « bon nombre de foyers, plongés dans une misère profonde, ne pourront pas célébrer les fêtes ». Des familles vivent dans le dénuement le plus total, luttant quotidiennement pour assurer un simple repas. Cette pauvreté extrême pousse les habitants à tirer la sonnette d’alarme : « À Thiès, c’est le désastre, la vie est devenue insoutenable. »



