Le président du mouvement AGIR–Les Leaders, Thierno Bocoum, a vivement critiqué le Premier ministre Ousmane Sonko, qu’il accuse de manquer à ses responsabilités dans un contexte national qu’il qualifie de « désertique ».
Selon l’ancien député, le Sénégal traverse une période de grande fragilité institutionnelle et économique, marquée par l’absence de réformes concrètes, l’opacité autour de la dette publique et un climat de méfiance sur les marchés financiers.
« Le rôle du Premier ministre aurait dû être celui d’un guide capable d’apporter des solutions et de tracer une voie claire. Malheureusement, il a choisi de se retirer au lieu d’agir », déplore M. Bocoum.
Un chef de gouvernement jugé effacé et imprévisible
Thierno Bocoum rappelle qu’à sa nomination, le Premier ministre ne s’était pas plié à l’exercice républicain de la déclaration de politique générale, pourtant essentielle pour fixer un cap et donner une vision claire au pays.
Il fustige également la tentative de contourner le Parlement à travers la mise en place d’un « jury populaire », qu’il décrit comme une fiction dangereuse pour la démocratie.
Le leader d’AGIR reproche par ailleurs à Ousmane Sonko ses absences répétées, son boycott du Conseil des ministres, et des décisions impulsives ayant, selon lui, fragilisé plusieurs secteurs, notamment celui du BTP.
« Il détruit des dynamiques et transforme ses humeurs en tempêtes de sable », accuse Bocoum.
« Le pays avance dans le désert… »
Dans une métaphore cinglante, Thierno Bocoum résume sa pensée :
« Dans le désert, on reconnaît les chefs à ceux qui savent trouver l’eau.
Ceux qui s’y évanouissent pour ne revenir que souffler la poussière ne font qu’alourdir notre marche et retarder le pays. »
Et de conclure :
« Le pays avance dans le désert, et lui avance en déserteur.
Le Sénégal mérite mieux qu’un dirigeant qui attaque quand il faut unir, et fuit quand il faut avancer. »


